Dark Light

À l’occasion de la sortie de son nouveau projet “Élégance” N*word s’est livré à l’équipe Cartel Media sur cet EP, sa signature et ses ambitions pour 2022.

N*word est un artiste issu du Grand Est avec un univers éclectique mélangeant des styles bien différents à des mélodies entrainantes. Après avoir sorti “dépression&amour”, ainsi que plusieurs singles comme “BLUEDRESS” ou encore “human error”, il revient en cette fin d’année avec “Élégance”, son nouvel EP de 5 titres.

@osainvici

Salut N*word ! Récemment tu as signé en tant qu’artiste chez DSO project, d’abord parle nous un peu de ce label et qu’est ce qui a changé pour toi depuis la signature en tant qu’artiste ?

En gros DSO c’est une boîte de management, donc ce qui a changé c’est que maintenant je suis accompagné, j’ai un manager. Tout le côté marketing, et tout ce qui me prenait grave la tête et grave du temps avant, je ne le fais plus. Du coup aujourd’hui j’ai beaucoup plus de temps libre et l’esprit apaisé.

Le projet se lance sur le morceau “YSL”, un son dans lequel tu parles d’une fille mais tu évoques aussi et surtout le 16eme à Paris. On entend beaucoup de rappeurs parisiens parler de Paname comme source d’inspi, est-ce que c’est aussi le cas pour toi ? Et à ton avis, qu’est-ce qui est particulièrement inspirant dans cette ville ?

Paris c’est la ville qui m’a le plus influencé dans ma musique. Mais en fait je pense que c’est pas tant la ville qui m’a inspiré mais plus le fait de bouger, voir autre chose, rencontrer des gens et découvrir leur mentalité. Moi ce que je retiens de cette ville c’est l’énergie qui se dégage, c’est l’ouverture d’esprit des gens et pas que dans la musique.

Quand je suis là-bas, je suis amené à côtoyer des mannequins, des photographes. Tout le monde est ensemble et ça se connecte super facilement. Ça peut aller très vite.

Comment t’as atterri dans le rap ? Tu parles de “Or Noir” et tu prends même position en disant que c’est sous coté.

(rires) Ouais ouais c’est sous coté Or noir.

Y’a deux facteurs qui m’ont fait atterrir dans le rap. Le premier c’est que j’étais trop matrixé à l’époque par XV barbar, c’est pas du tout la musique que je fais mais j’étais vraiment matrixé. Je les trouvais trop chauds. Et il y a aussi Josman. Josman c’était plus dans le sens où ce qu’il disait dans ses sons, j’avais l’impression qu’il racontait ma vie, c’est le premier rappeur à qui je me suis vraiment identifié.

Petite anecdote, quand j’ai commencé à écrire, j’écoutais les sons qu’il sortait et en fait j’avais écrit la même chose. On a des vies similaires et je me suis juste dis que si lui il a réussi c’est parce qu’il a charbonné, donc je dois faire de même.

Je crois qu’un des sujets qui revient le plus dans le projet c’est l’argent, mais qu’est-ce que ça signifie au final pour toi ?

L’argent, pour moi, c’est un outil pour me permettre de réaliser ce que j’ai envie de faire. Ce qui nous freine actuellement, c’est ça, on a pas le budget pour faire ce qu’on veut, et nous on voit tout en très grand.

T’as aussi une certaine liberté, même hors artistique. Avec de l’argent tu peux voyager, habiter où tu veux, t’inspirer et rencontrer du monde.

Tu parles de t’exporter sur le morceau “Juste un regard”. Tu nous fais voyager au Luxembourg sur “3AM in Luxembourg”. Mais si tu devais réellement t’exporter et partir ailleurs, où irais-tu ?

En vrai, pour moi, c’est le monde entier. J’ai pas vraiment de pays favori. Ça serait surtout le fait de découvrir, faire le tour du monde. Même certains instruments, dis toi qu’il y a des gens qui jouent d’un instrument différent dans tous les pays, c’est tellement niché qu’on connait même pas et moi faut que je découvre tout ça.

Un sujet prédominant aussi dans cet EP c’est ton équipe. On sent que tu les mets vraiment en avant. Est-ce que tu peux nous en dire plus sur eux, et surtout qui sont les personnes qui t’accompagnent au quotidien ?

Au quotidien, ce sont surtout mes amis qui m’accompagnent. Il faut savoir que ces deux dernières années, j’ai rencontré beaucoup d’artistes avec qui j’ai vraiment beaucoup travaillé et c’est eux qui m’inspirent le plus parce que c’est ceux avec qui je traine le plus souvent. Ritual X, Dizzy, on a commencé ensemble donc bien sûr qu’ils m’inspirent. Après, à Paris, j’ai aussi mon manager et toute l’équipe de RSC BÖRE, un label parisien. C’est mon entourage, c’est mes gars.

@505len

Un seul feat sur le projet : Yanow. Comment la connexion s’est faite entre vous deux ?

Je l’avais vu sur Insta à l’ancienne. Il avait fait une vidéo face caméra, il avait chanté et ça m’avait trop marqué. Je me suis dit il a une voix incroyable faut que je collabore avec lui. Et là, sur le projet j’ai fait le dernier son, il me manquait un refrain, je réfléchissais à trop de monde et en fait c’était lui qu’il me fallait.

Je lui ai envoyé un message mais j’étais pas sûr. Je me suis dis peut être qu’il est pas dans le mood en ce moment ou j’en sais rien. Et au final même pas une semaine après j’avais le son enregistré et mixé.

J’ai l’impression que ce projet annonce un renouveau et une meilleure version de toi même. Tu le dis dans “GOAT”, un des morceau de l’EP, “Je fume plus trop la verte je me sens plus lucide”, “Ouvrir un stud avant d’acheter un gamos” mais du coup c’est quoi la suite ?

Musicalement, ce que je viens de sortir, c’est le premier chapitre, c’est la première étape vers quelque chose d’incroyable pour moi. J’ai limite déjà un deuxième projet de prêt mais avec des sonorités très différentes, je suis vraiment allé loin par rapport à celui là. Le défi c’est toujours de faire mieux et réussir à se surpasser.

Pour finir, tu nous prépares quoi pour 2022 ?

Mon année 2022 est prête, ce qui vient de sortir là, ça fait un an que je l’ai de côté et je suis fier de l’avoir sorti et si c’était pas le cas je l’aurais pas drop. C’est une bonne première étape et j’ai hâte de vous montrer ce qui va se passer.

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